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Goûts et saveurs de l’Outre-Mer à l’honneur à l’occasion de l’inauguration de la cuisine pédagogique du centre de ressources Goût et éducation nutritionnelle de la Ville de Paris

27 janvier 2012

J’ai eu le plaisir – des yeux et des papilles – d’inaugurer mercredi 25 janvier la cuisine pédagogique du centre de ressources Goût et éducation nutritionnelle de la Ville de Paris. Ouvert en décembre 2007, le centre de ressources a pour vocation d’accompagner les projets des centres de loisirs, de former les équipes d’animation et d’assurer un rôle d’expertise dans ce domaine. La création d’une cuisine pédagogique va permettre d’enrichir les activités proposées aux enfants en leur donnant la possibilité d’appendre, dans les meilleures conditions d’hygiène et de sécurité, les gestes simples qui sont à la base de la cuisine et en leur faisant découvrir les multiples plaisirs que peuvent apporter les saveurs. L’éducation au goût et à l’équilibre alimentaire des enfants représente en effet un enjeu éducatif et de santé publique majeur pour notre société. C’est pourquoi, dès le plus jeune âge, il est essentiel d’éduquer les enfants à de bonnes habitudes et pratiques alimentaires. De manière complémentaire, les aspects sensoriels de l’éducation au goût contribuent au développement des facultés d’analyse et du sens critique des enfants tout en les ouvrant à d’autres cultures. Une belle illustration en a été donnée lors de l’inauguration puisque l’évènement a mis à l’honneur l’Outre-mer et la richesse culinaire de la France. Des Antilles à Tahiti, de Saint-Pierre-et-Miquelon à la Réunion, de Mayotte à Paris, des Terres Australes et Antarctiques Françaises à la Nouvelle Calédonie, chacun a pu découvrir la diversité des produits régionaux et savourer les douceurs de leurs mélanges. Les enfants de cinq centres de loisirs parisiens ont pu faire découvrir aux invités leur spectacle monté pour l’occasion et ont également pu profiter d’animations qui leur étaient proposées (animation d’un atelier cuisine par un chef polynésien, tatouage au feutre de motifs traditionnels, initiation à la danse polynésienne ou aux percussions d’Océanie, etc.) Un  beau moment d’apprentissage, de partage et de gourmandise !

Budget 2012 : le gouvernement annonce en catimini, à la veille des vacances, les coupes décidées

19 décembre 2011

Entre un président qui annonce opportunément une “sanctuarisation” de l’école primaire à la veille des élections (comprenez tout de même 5700 emplois détruits…), et un gouvernement qui accélère son projet de carte scolaire en espérant que nous l’aurions oublié au moment de l’élection présidentielle, la majorité UMP n’a décidément plus peur ni de l’hypocrisie, ni de prendre pour des idiots les communautés éducatives locales comme les citoyens en général.

L’article paru dans le monde de ce week end est de fait édifiant. Au delà de la méthode, c’est le fond qui doit nous préoccuper. La carte des coupes budgétaires multiplie les saignées dans l’éducation nationale. Partout, à une exception près, la rentrée 2012 se fera au prix de classes surchargées, de remplacements peu ou mal assurés, d’option supprimées et de conditions d’accompagnement des élèves fragiles dégradées.

A Paris, la situation est grave: avec 98 suppressions d’emplois dans le 1er degré, ce sont nos élèves, nos enfants, qui vont payer directement l’addition de ce projet coupable. Bien entendu, les plus fragiles d’entre eux seront à nouveaux les premiers touchés, alors que les conditions de travail des enseignants comme des agents municipaux se dégraderont toujours plus dans des classes surchargées. Dans le 2nd degré, les chiffres se passent de commentaires : 131 postes supprimés dans la capitale, alors que les besoins sont si grands.

Décidément, 2012  sera une année capitale pour l’éducation nationale. Il nous faudra nous battre contre les projets du gouvernement actuel et convaincre nos concitoyens que seule l’alternance permettra de reconstruire une école malmenée depuis 10 ans par la droite. Pour cela, il nous faudra de l’énergie, du courage, de la combativité.

Je vous souhaite donc à toutes et à tous de très belles fêtes de fin d’année, que chacun puisse s’y ressourcer avant que nous ne nous retrouvions dès janvier tous ensemble, élus, parents et enseignants,  pour remettre au cœur du pacte républicain l’école publique que nous aimons tant.

—–

Vous trouverez l’article du Monde directement ici :

article du monde 18-19 décembre 2011

ou en utilisant le lien ci-dessous :

http://www.lemonde.fr/education/article/2011/12/17/ecole-la-carte-des-14-000-postes-supprimes_1620042_1473685.html

Parution de la Lettre Education de la FNSER n°6

16 décembre 2011

Vous trouverez ci-joint ( fnesr6 ) le dernier numéro de la « Lettre éducation » de la FNESR avec une interview exclusive de Vincent Peillon, chargé de l’éducation, de la jeunesse, de l’enseignement supérieur et de la recherche, au sein de l’équipe de campagne de François Hollande.

Le voeu du SNPDEN UNSA pour l’Education

13 décembre 2011
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Voici un appel du SNPDEN UNSA, le syndicat national des personnels de direction de l’éducation nationale, principaux, proviseurs, adjoints, lycées, collèges, enseignement secondaire et supérieur, ERPD, EREA, qui m’a été adressé et que je souhaitais relayer sur ce blog :

Ceci est un voeu !

En tant qu’élu/e de la Nation, vous allez être appelé/e à adopter le budget : c’est un des actes fondateurs de la démocratie représentative.

En tant que personnel de direction, cadre du système éducatif, je souhaitais attirer votre attention sur les choix que vous allez faire et leurs conséquences.

L’OCDE vient de révéler que la France était un des seuls pays où la scolarisation des 15-19 ans avait reculé depuis le début de ce siècle. C’est un signal d’alarme de même nature que ce qu’aurait été, dans le domaine de la santé, un recul de l’espérance de vie de plus quatre ans depuis 2000. Notre pays laisse ainsi s’installer un écart avec des nations comparables comme l’Allemagne ou le Royaume-Uni et compromet sa situation et son avenir.

Cette dégradation est le fruit de décennies d’indécision sur la politique éducative à conduire malgré le vote de deux lois d’orientation en 1989 et 2005 qui semblaient avoir fixé un cap raisonnable mais n’ont pas été réellement mises en oeuvre.

Aujourd’hui, ces difficultés latentes sont radicalisées et amplifiées par la politique de suppressions d’emplois.

Dans des domaines d’activité comme l’éducation ou la sécurité, si on peut faire mieux avec ce que l’on a, on ne peut pas faire la même chose avec moins. Avec moins, on fait moins !

Depuis dix ans, ce sont près de 100.000 emplois qui ont été supprimés (soit 10 % du total) or cela n’a été associé à aucune réforme structurelle ni questionnement sérieux sur ce qu’il fallait faire, ce qu’il était possible de faire ou ce qu’on décidait de ne plus faire, si les représentants de la Nation choisissaient de consacrer moins à l’Education du pays.

Cependant aucun choix explicite n’est fait.

Non seulement on a maintenu des objectifs qui n’étaient déjà pas atteints en situation de plus grande abondance, mais on en annonce sans cesse de nouveaux sans se préoccuper des moyens pour les atteindre.

Ambitions sans personnel et projets sans financement ne permettront pas à notre pays de remonter la pente.

Aujourd’hui, notre système éducatif a besoin de ressources et de changements structurels en rapport avec les ambitions du législateur afin qu’il renoue avec efficacité, justice et espérance.

C’est ce voeu que je formule en tant que cadre de l’Éducation

Le Conseil d’Etat annule un des aspects de la formation des enseignants (AFP)

2 décembre 2011

Ci dessous une dépêche AFP du 30.11.11 très intéressante concernant la réforme de la formation des enseignants:

“Le Conseil d’Etat a par­tiel­le­ment annulé un arrêté de la réforme contes­tée de la for­ma­tion des ensei­gnants, une déci­sion qui, selon le Snes-FSU, devrait faire reve­nir les ensei­gnants débu­tants à mi-temps, mais le minis­tère assure qu’il n’en est rien pour l’instant.

Le 28 novembre, le Conseil d’Etat a dit que le ministre de l’Education natio­nale Luc Chatel n’était “pas com­pé­tent pour abro­ger seul”, sans le minis­tère de l’Enseignement supé­rieur, les textes régis­sant le mi-temps en alter­nance des ensei­gnants débu­tants entre leur classe et l’IUFM.

Cette abro­ga­tion fut néces­saire pour mettre, depuis la ren­trée 2010, les jeunes ensei­gnants sta­giaires à plein temps devant leur classe et ainsi sup­pri­mer 16.000 postes.

La date d’entrée en vigueur de cette annu­la­tion par­tielle n’a cepen­dant pas été fixée par la Haute juri­dic­tion admi­nis­tra­tive car elle a demandé d’en débattre aux dif­fé­rentes par­ties, le minis­tère de l’Education, celui de l’Enseignement supé­rieur et les orga­ni­sa­tions qui l’avaient saisie.

“On sait que ça va être annulé, mais il doit être encore décidé à par­tir de quand cette déci­sion prend effet”, a-t-on com­menté au Conseil d’Etat.

Parmi les requé­rants figurent notam­ment plu­sieurs syn­di­cats dont le Sgen-CFDT et le Snes-FSU, ainsi la fédé­ra­tion de parents d’élèves FCPE.

Dans un com­mu­ni­qué, le Snes a réclamé une “appli­ca­tion immé­diate” de cette déci­sion, c’est-à-dire notam­ment le retour pour les sta­giaires à huit heures d’enseignement par semaine et la for­ma­tion en alter­nance en IUFM.

A l’inverse, le minis­tère a affirmé que “cette déci­sion ne pro­duira pas ses effets immé­dia­te­ment. Le Conseil d’Etat a en effet sur­sis à statuer”.

“En consé­quence, la situa­tion actuelle des pro­fes­seurs sta­giaires n’est aucu­ne­ment remise en cause: ils peuvent pour­suivre leur stage nor­ma­le­ment, selon les mêmes moda­li­tés que celles qui étaient en cours lorsqu’ils ont été nom­més”, a-t-il assuré.

Comme le Snes-FSU, la FCPE réclame “l’application immé­diate” de la déci­sion du Conseil d’Etat. “La balle est dans le camp du ministre” qui “a reconnu lui-même que cette réforme n’était pas conforme aux besoins. Qu’il joigne les actes à la parole!”, a ajouté la pre­mière fédé­ra­tion de parents.

Pour le Sgen-CFDT, le gou­ver­ne­ment doit “revoir son dis­po­si­tif” lors de dis­cus­sions avec les syndicats.

Quant au Snesup-FSU, pre­mier syn­di­cat des ensei­gnants du supé­rieur, il demande “des négo­cia­tions pour un tout autre dis­po­si­tif de for­ma­tion des ensei­gnants asso­ciant for­ma­tion scien­ti­fique et for­ma­tion professionnelle”.

 

Merci !

2 décembre 2011

Merci aux adhérents du parti socialiste qui nous ont désignés Daniel Vaillant et moi-même pour être candidats du parti socialiste dans la 17è circonscription de Paris aux prochaines élections législatives.

Et maintenant, en route pour la victoire de François Hollande et de la gauche !

CDEN : une opposition unanime à la casse de nos écoles

1 décembre 2011

Le CDEN de rentrée consacré au premier degré s’est tenu le 29 novembre au Rectorat. Il a notamment été l’occasion de réaffirmer l’opposition de la Ville à la politique purement comptable conduite par le gouvernement dans l’éducation nationale depuis 2007 et qui conduisent à des suppressions de postes qui pénalisent chaque année davantage l’école publique.

Avec la FCPE et les organisations syndicales enseignantes, nous tirons depuis plusieurs années la sonnette d’alarme. Démantèlement du RASED qui pénalise tant les plus faibles, fermetures de classes, suppression de postes, classes surchargées : cette rentrée aura été, hélas, marquée une nouvelle fois par les renoncements du gouvernement à offrir à chaque enfant de Paris, d’où qu’il vienne, les conditions d’apprentissage optimales pourtant nécessaires à la réussite de tous.

Avec une nouveauté toutefois : alors que 33 postes d’enseignants titulaires remplaçants ont été supprimés à la dernière rentrée, l’académie contacte désormais des étudiants recalés du concours pour occuper, sur des statuts précaires, des fonctions d’enseignants !

Sur les contractuels, sur les RASED, sur les suppressions de postes qui minent l’école publique année après année, notre position est claire et inchangée. Elle a d’ailleurs été rappelée fortement dans les deux motions ci dessous, présentées de façon unitaire par les syndicats enseignants et la FCPE, et que la Ville a bien entendu soutenues. Le CDEN les a très largement approuvées, preuve que la situation est toujours plus préoccupante. Il faut dire que les élus de droite membres du CDEN n’avaient pas jugé utile d’y participer…

Le CDEN consacré au second degré à lui aussi été l’occasion de déplorer qu’à Paris nous comptons à chaque rentrée plus de collégiens… et moins de moyens humains, et cette situation se reproduira encore à la rentrée prochaine. Nous refusons d’avoir à choisir entre plus de surveillants ou plus de personnels encadrants pour les élèves porteurs de handicape. Nous refusons de voir encore le nombre d’élèves par classe augmenter ou les cours en petits groupes sacrifiés. Notre mobilisation pour la défense d’une véritable service public d’éducation ne faiblira pas !

Voeu RASED-CDEN-29-11-2011
Motion_cden_contractuels

Motion Contractuels 2nd degré

Une nouvelle école à Paris

25 novembre 2011

J’ai pu participer le 25 novembre dernier, avec Jérôme Coumet, Maire du 13ème arrondissement, à l’inauguration de la magnifique école des Grands Moulins dans le 13ème arrondissement. Pour répondre aux besoins d’accueil scolaire engendrés par les constructions de logements dans le secteur Masséna Sud de la ZAC Paris Rive Gauche, il était en effet indispensable de construire cette école polyvalente d’une capacité de 4 classes maternelles et 5 élémentaires.

Adossée à un ensemble immobilier comprenant un parc de stationnement pour voitures situé au dessus des voies de chemin de fer de la gare d’Austerlitz, et à un théâtre destiné à remplacer celui du Lierre, elle s’intègre parfaitement à son environnement en pleine mutation.

Cette école, qui accueille 5 classes depuis la rentrée scolaire, a bénéficié d’un investissement municipal de 11,9 M€, une belle illustration de la politique résolue d’entretien et de construction du patrimoine scolaire à Paris pour offrir à chaque enfant la possibilité de se former dans les meilleures conditions.

Le groupe scolaire Lamoricière fait peau neuve !

25 novembre 2011

Mardi 22 novembre, c’est en fanfare et en présence de centaines d’enfants, parents et habitants que nous avons pu célébrer la rénovation des écoles Lamoricière avec Michèle Blumenthal, Maire du 12e, son adjointe Fadila Taieb, l’Inspecteur d’Académie et de nombreux élus de l’arrondissement. Un moment réjouissant d’appropriation par la communauté éducative locale d’un groupe scolaire rénové, plus chaleureux et agréable.

Cette restructuration, très attendue des habitants, constituait un engagement fort de la Municipalité avec 15M€ d’euros investis. Et il faut le reconnaître : le résultat est un franc succès ! La maternelle a été largement modernisée, l’environnement intérieur y est de qualité, les élèves disposent d’un service de restauration flambant neuf alors que les bâtiments répondent désormais aux objectifs du plan climat. Et, bien entendu, l’ensemble du groupe scolaire a été mis aux normes d’accessibilité, poursuivant le maillage que nous tissons année après année afin que chaque enfant de Paris puisse être scolarisé, dans les meilleures conditions, aussi près que possible de son domicile.

Une nouvelle séance de l’éco conseil des enfants

25 novembre 2011

Crédits : L. Bourgogne - Ville de Paris

Ce jeudi 24 novembre, plus de 200 enfants d’écoles et collèges engagés dans une démarche d’agenda 21 ont été accueillis dans la salle du Conseil de Paris. Ils ont siégé, le temps d’une matinée, à la place des élus pour interroger la Ville sur nos actions en matière d’environnement et de développement durable.

J’étais accompagnée par Anne Hidalgo, qui a pu échanger avec les scolaires sur toutes les questions relatives à sa délégation. Urbanisme, espaces verts, construction des écoles etc: tous les sujets ont été abordés, prouvant une fois de plus la mobilisation des enfants sur ces questions essentielles !

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