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Retour des « Randos Rollers » à Paris !

28 avril 2017

Service de presse de la Ville de Paris
Communiqué de presse – Jeudi 27 avril

Anne Hidalgo se réjouit du retour des « Randos Rollers » dans la capitale à compter de ce week-end. Cette décision, fruit d’un accord entre la Préfecture de Police et les associations Pari Roller et Rollers & Coquillages, était particulièrement attendue par la Maire de Paris.

Les « Randos Rollers » sont des randonnées urbaines gratuites, ouvertes à tous, qui ont lieu à Paris chaque semaine le vendredi soir et le dimanche après-midi depuis près de 20 ans. Elles attirent plusieurs milliers de randonneurs, tous âges confondus, dans une ambiance à la fois populaire, festive et familiale.

Suite à la suspension de ces randonnées depuis plusieurs semaines, la Maire de Paris avait assuré leurs organisateurs de son soutien. Elle s’était également rapprochée de la Préfecture de Police, afin que cette dernière permette le rétablissement des « Randos Rollers ».

Après une réunion constructive, qui s’est déroulée le 13 avril dernier et à laquelle la Ville de Paris a participé, les « Randos Rollers » pourront enfin reprendre à partir de ce week-end.

« C’est une excellente nouvelle », salue Anne Hidalgo. « Les Randos Rollers font partie de l’âme de Paris, de sa vie sportive et de sa renommée internationale. Des milliers de passionnés vont pouvoir profiter à nouveau de ces ballades sportives et ludiques », détaille-t-elle.

« Je suis heureuse que la Préfecture de Police ait été à l’écoute de la Ville de Paris et des associations, et ait trouvé des solutions permettant à ces événements de se tenir tout en assurant la sécurité de tous », souligne la Maire.

Ça bouge à La Chapelle !

26 avril 2017

Samedi 8 avril sous un soleil éclatant, j’ai eu le plaisir de participer à la nouvelle édition du rendez-vous festif et convivial organisé mensuellement depuis près d’un an et demi par le collectif la bonne tambouille au cœur du quartier La Chapelle (18e), où habitants et associations investissent la Place Mac Orlan autour d’un marché de producteurs de la région parisienne et d’animations. On y trouvait ainsi pour le plus grand plaisir des grands et des petits un atelier de semis avec Les Gens de Cottin et Vergers Urbains, un Circul’Livre organisé par le conseil de quartier Charles Hermite, un atelier d’art plastique pour la création d’une œuvre partagée avec Art-exprim, un atelier de customisation d’objet courant avec l’association ADL 18, un atelier de réparation vélo avec Retour vert le futur,  la table chorégraphique de la Permanence Chorégraphique Porte de la Chapelle, une animation zumba avec Amunanti, les jeunes de l’association Espoir 18 venus vendre des lasagnes pour le financement de leur voyage en Espagne, une vente de cookie et de pâtisserie par les jeunes et les apprenants de Ecole Normale Sociale ENS, ou encore les kapseurs de l’ Afev Paris venus présenter le travail autour du jardin partagé pour enfants de la résidence Queneau.

Et au milieu de cette joyeuse fête, nous avons soudain été invités à assister et même participer à une performance déambulatoire décoiffante organisée par les associations Point de Rassemblement et Atelier Bivouac et les Collectifs Etc et bim à l’occasion de l’inauguration des nouveaux aménagements du rond-point de La Chapelle.

Ce projet issu du vote des parisiens dans le cadre du budget participatif émane d’une demande forte des habitants du quartier de réaménagement de cet espace et a été accompagné par l’Équipe de Développement Local de la Ville de Paris. Situé dans un secteur en pleine transformation urbaine où l’axe de la rue de la Chapelle est fortement encombré, bruyant et peu enclin à la marche piétonne, c’est un un projet participatif et évolutif qui a donc vu le jour, afin notamment de rendre le quartier plus attractif. Point de rassemblement a ainsi assuré depuis 2015 la mobilisation régulière des habitants, écoles, centres de loisirs et des acteurs locaux afin d’impliquer le quartier dans la conception et la construction des aménagements et le collectif ETC, constitués d’architectes, a collaboré à la construction des éléments de mobilier urbain.

Avec humour et gaité nous avons été conduits le long de la rue Raymond Queneau jusqu’aux troncs d’arbre de la Place du rond-point de la Chapelle aménagé en bancs, espaces jardinés, jeux ou agrès de sport.  

 

Ce midi là nous avons partagé, couru, rêvé, joué et vu ce quartier sous un autre jour !

Les femmes réinvestissent l’espace public à la Goutte d’Or

13 avril 2017

Comment vit-on l’espace public à la Goutte d’Or quand on est une femme ? C’est la question à laquelle certaines habitantes du 18e arrondissement tentent de répondre régulièrement avec des marches exploratoires  dans ce quartier.

Ces marches permettent de promouvoir la mixité comme facteur d’épanouissement individuel et collectif, de rappeler que les équipements publics sont destinés à toutes et tous et  d’améliorer le cadre de vie urbaine de chacune et chacun.

L’association Paris Macadam, le collectif «À places Égales», et l’équipe de Développement local du 18e en partenariat avec le Service Égalité Inclusion Intégration de la Ville de Paris, préparent ces sorties exploratoires qui ont mobilisé, en 2016, plusieurs dizaines de femmes. Un travail de sensibilisation est d’abord fait sur le « droit à la Ville », qui dispose que les femmes doivent circuler librement. Une évidence pour beaucoup mais qui doit l’être pour toutes ! Les femmes dessinent ensuite collectivement leur trajet en traduisant leurs ressentis avec des symboles. Enfin, après les marches exploratoires, les participantes établissent un diagnostic afin  de permettre aux femmes de réinvestir les rues de leurs quartiers. Ce diagnostic est également restitué auprès des élus et des services techniques, ce qui assure aux marcheuses  d’être entendues par la Ville.   En plus de réinvestir les espaces publiques, les marcheuses proposent donc des solutions concrètes comme l’installation d’un système de protection des ampoules et lampadaires pour le bon fonctionnement de l’éclairage public.

La Mairie du 19 et l’Association de Prévention du Site de la Villette ont également organisé deux marches dans le quartier Rosa Parks-Macdonald. Lors de la restitution publique de leur bilan le 29 mars dernier, elles ont mis en avant par exemple, la nécessité de dynamiser certaines rues du quartier avec des commerces de proximité, de faire venir les femmes dans des lieux majoritairement fréquentés par des hommes et de développer des espaces de socialisation.

Je vous invite donc à visionner le documentaire de Paris Macadam réalisé par La Sierra Prod qui retrace une des marches de l’automne 2016, et j’incite les femmes qui souhaitent y participer à entrer en contact avec  Paris Macadam. Cette association est la preuve concrète que la lutte pour l’égalité femme-homme doit se faire à tous les niveaux, notamment dans l’espace public.

Lien vers le  film http://www.dailymotion.com/video/x5ep4zo_marches-exploratoires-de-femmes-goutte-d-or_news

 

Semaine d’éducation contre le racisme, les discriminations et l’antisémitisme

10 avril 2017

Du 18 au 25 mars  avait lieu la semaine d’éducation contre le racisme, les discriminations et l’antisémitisme. C’est l’occasion de faire le point sur les actions menées par les associations du 18e arrondissement, et plus précisément de la Goutte d’Or, lors d’une rencontre à l’initiative de l’association SOS Casamance. Avec les acteurs présents nous avons ainsi pu évoquer la précarité économique ou les difficultés d’apprentissage de la langue qui se cumulent bien souvent aux situations quotidiennes de discriminations.

unnamed (2)SOS Casamance, association engagée pour l’amélioration des conditions sociales et éducatives des habitants du quartier de la Goutte d’Or, avait invité Aurélie Coup, directrice de l’entreprise Clair et Net,  qui (ré)insère sur le marché du travail des personnes qui en sont éloignées avec un souci permanent de mixité, de montée en compétence et d’ouverture aux autres.  Olivier Clément représentant de la section du 18e de la Ligue des Droits de l’Homme a rappelé pour sa part le cadre légal qui protège les victimes de discriminations, qui relèvent d’un délit pénal. La présidente du centre social Accueil Goutte d’Or a quant à elle alerté sur la nécessite de soutenir les ateliers sociolinguistiques d’apprentissage du français sans distinction de durée de présence sur le territoire. En effet, le choix de l’État est de réserver les financements aux seules actions destinées aux personnes signataires d’un Contrat d’Intégration Républicain et donc aux seuls primo-arrivants, laisse sur le bord de la route une grande partie des habitants sans des cours dont ils auraient besoin. Cela laisse de côté un certain nombre de femmes et d’hommes qui, arrivés depuis plus de 5 ans en France, ont besoin de pouvoir être accompagnés dans l’apprentissage de notre langue.  Je milite ainsi avec force pour que ces réalités soient comprises et intégrées dans les dispositifs.  J’ai rappelé lors de cet échange que la lutte contre les discriminations était un axe transversal à toutes nos politiques publiques, et devait se combattre au niveau national comme local. Les actions de sensibilisation et de prévention des associations doivent bien entendu être encouragées et soutenues.

J’ai également rappelé le développement, à la Mairie du 19e,  d’un plan de lutte contre les discriminations dès le collège, lors des recherches de stage pour faciliter l’accès à tous les jeunes se trouvant en difficulté par manque de réseaux, ou pour des motifs discriminatoires. La municipalité du 19e  a ainsi formé et noué des partenariats avec des entreprises locales et les établissements en éducation prioritaire de l’arrondissement afin qu’il n’y ait plus aucun jeune exclu de fait, à cette étape clé de la construction et de l’estime de soi. A Paris, en 2016, a été lancé l’appel à projet citoyenneté, laïcité, valeurs de la république, qui permet à de nombreuses associations parisiennes de travailler sur les préjugés, puissant soubassement aux pratiques discriminatoires pour mieux les combattre.

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Avec le même objectif, la Ville de Paris a engagé plusieurs plans d’actions :  le Plan Parisien de lutte contre les discriminations principalement, mais aussi le Réseau Parisien de repérage des discriminations (RéPaRe), partenariat entre acteurs institutionnels, sociaux et juridiques afin de permettre à chaque individu en situation de discrimination de disposer des outils adéquats pour se défendre. Je peux citer également l’appel à projet annuel « Collège pour l’égalité » qui permet aux associations de mener à bien des projets promouvant l’égalité dans les collèges. Enfin, j’ai rappelé l’exemplarité qui doit être celle des pouvoirs publics en matières de lutte contre les discriminations et de respect de l’égalité.

Je tiens également à féliciter l’association du 18e arrondissement La compagnie du Son des Rues, et plus particulièrement ses apprentis-cinéastes,  pour le court métrage « Le Chemin pour l’égalité » récompensé le 22 mars, dans le cadre de  la 4e édition du concours national  « Jeunesse pour l’égalité » lancé par l’Observatoire des inégalités. Ce concours a mis en lumière 415 clips musicaux, saynètes, affiches pour dénoncer la pauvreté, le racisme, l’homophobie et les inégalités dans le souci de nous questionner sur les discriminations liées au sexe, au handicap ou à la couleur de peau.

Cliquez ici pour le découvrir : https://www.youtube.com/watch?v=OST_jbymrpI&index=2&list=PLNy6IWMLX2VnhvD_sdX0AwVyuG0i09C90

Vernissage de l’exposition « Autrement vu » avec l’association OOK à la Mairie du 18e

10 avril 2017

C’est avec beaucoup d’émotion que j’ai assisté à l’inauguration de l’exposition talentueuse « Autrement Vu », ce lundi 3 avril, dans le Hall de la Mairie du 18e arrondissement.  L’association a  su créer un projet artistique unique en son genre en découvrant des talents, auprès d’un public aux situations précaires.

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Gerardo Bricout, Hormoz, Pascale Nicoulaud, trois artistes et médiateurs, ont formé des habitants par des balades mêlant pratique photographique et histoires des quartiers du 18e et du 10e arrondissements que sont la Goutte d’Or, Little Jaffna et la Butte Montmartre.

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Ces photos révèlent notamment les quartiers populaires au travers du regard de leurs habitants : métissés, cosmopolites, jeunes et dynamiques, avec une forte vitalité artistique. La qualité du projet témoigne bien du vivier de talents résidant dans ces quartiers. À la fois élèves et futurs artistes, les participants peuvent se soustraire de leurs préoccupations d’urgences et s’engager dans un projet créatif. Certains participants à l’image de Fatoumata Koita ont ainsi décidé de développer la photographie comme projet professionnel.

Merci donc à l’association OOK et à ses partenaires  l’Étape- André Jacomet, Coordination Toxicomanie, Uracada- Basiliade, Club Charles Lauth, Casa Delta 7, Emmaüs Solidarité, CAO migrants Porte de la Chapelle, et la Maison du Geste et de l’Image d’avoir montré que la culture et la pratique artistique peuvent être un vecteur d’émancipation sociale.  Grâce à leur implication, ils ont permis, ensemble, médiateurs-artistes et apprentis-photographes, de décloisonner les quartiers par l’art photographique. Je remercie Maya Akkari, adjointe à la Politique de la Ville, et Dominique Demangel, adjointe à la santé et à la lutte contre les toxicomanies, pour l’accueil de l’exposition dans le hall de la Mairie du 18e. Jusqu’au 13 avril (http://ookulture.com/?page_id=5057)

 

Nuits des débats : « les jeunes face au vote »

28 mars 2017

Vendredi soir, avait lieu la 2ème édition de la Nuit des Débats, des échanges et des discussions initiés par les Parisiens volontaires aux quatre coins de la capitale.

Entr’aide, association de proximité implantée à proximité du canal de l’ourcq dans le 19ème arrondissement, participait à cet évènement en organisant une rencontre avec les jeunes des 18ème et 19ème arrondissements sur la péniche « La Grande Fantaisie ».

Le thème de la soirée, très en lien avec l’actualité, interrogeait le vote des jeunes habitants des quartiers populaires.

Après l’ouverture du débat par une scénette jouée par des jeunes participant à l’atelier théâtre proposé par les associations, la discussion s’est engagée et a permis de lever certaines idées reçues sur l’indifférence supposée des jeunes Parisiens quant à ces enjeux nationaux.

Une grande majorité dans la salle avait sa carte d’électeur, en revanche certains affirmaient ne pas vouloir se déplacer dans les bureaux de vote pour les prochaines élections. Sentiment de ne pas être représenté, absence de pluralisme politique, lassitude du vote « contre », manque d’exemplarité, impression de ne pas être entendus dans leur quête d’autonomie : tous ces sujets ont été évoqués et débattus avec franchise et respect.

Face à cette forme de découragement, qui ne s’explique pas uniquement par manque d’information, le travail de pédagogie de l’ensemble des citoyens demeure donc essentiel.

Au-delà de la rencontre et de l’échange, il demeure à mes yeux primordial de susciter les vocations, d’inciter les jeunes à s’engager pour transformer le monde qui les entoure, pour qu’ils ne se sentent plus les oubliés de la démocratie . Seuls nous ne pouvons pas grand-chose, ensemble, nous pouvons (presque !) tout.

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