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Nuits des débats : « les jeunes face au vote »

28 mars 2017

Vendredi soir, avait lieu la 2ème édition de la Nuit des Débats, des échanges et des discussions initiés par les Parisiens volontaires aux quatre coins de la capitale.

Entr’aide, association de proximité implantée à proximité du canal de l’ourcq dans le 19ème arrondissement, participait à cet évènement en organisant une rencontre avec les jeunes des 18ème et 19ème arrondissements sur la péniche « La Grande Fantaisie ».

Le thème de la soirée, très en lien avec l’actualité, interrogeait le vote des jeunes habitants des quartiers populaires.

Après l’ouverture du débat par une scénette jouée par des jeunes participant à l’atelier théâtre proposé par les associations, la discussion s’est engagée et a permis de lever certaines idées reçues sur l’indifférence supposée des jeunes Parisiens quant à ces enjeux nationaux.

Une grande majorité dans la salle avait sa carte d’électeur, en revanche certains affirmaient ne pas vouloir se déplacer dans les bureaux de vote pour les prochaines élections. Sentiment de ne pas être représenté, absence de pluralisme politique, lassitude du vote « contre », manque d’exemplarité, impression de ne pas être entendus dans leur quête d’autonomie : tous ces sujets ont été évoqués et débattus avec franchise et respect.

Face à cette forme de découragement, qui ne s’explique pas uniquement par manque d’information, le travail de pédagogie de l’ensemble des citoyens demeure donc essentiel.

Au-delà de la rencontre et de l’échange, il demeure à mes yeux primordial de susciter les vocations, d’inciter les jeunes à s’engager pour transformer le monde qui les entoure, pour qu’ils ne se sentent plus les oubliés de la démocratie . Seuls nous ne pouvons pas grand-chose, ensemble, nous pouvons (presque !) tout.

Conseils citoyens: la démocratie participative à l’œuvre dans les quartiers populaires

17 mars 2017

Cela fait maintenant presque deux ans que les habitants et les acteurs locaux des 8 Conseils citoyens parisiens s’engagent pour faire entendre les voix de leurs quartiers. Les Conseils citoyens ont été créés par la loi LAMY en 2014 dans le but de renforcer la participation des habitants dans la conduite des politiques publiques en faveur des quartiers populaires. Ces conseils composés d’habitants et d’acteurs locaux, en partie tirés au sort, ne sont pas seulement des porte-paroles des habitants et de leurs besoins, mais sont de véritables acteurs de l’élaboration, de la mise en œuvre et de l’évaluation du Contrat de Ville. À ce titre ils siègent dans les instances locales de pilotage présidées par les Mairies d’arrondissement et ils seront représentés lors du prochain comité de pilotage parisien du Contrat de Ville aux côté de l’ensemble des partenaires signataires par exemple.

Les Conseils citoyens sont ainsi les garants de l’application des engagements pris par les signataires de ce contrat, qu’ils peuvent interpeller à tout moment, ainsi que le préfet, comme le prévoit désormais la loi égalité et citoyenneté.

J’ai donc eu le plaisir  d’accueillir le jeudi 2 mars  l’ensemble des habitants et acteurs locaux des Conseils citoyens dans la salle du Conseil de Paris, lieu de l’exercice de la démocratie à Paris, aux côtés notamment de Pauline Véron, Adjointe à la Maire, chargée des questions relatives à la démocratie locale, la participation citoyenne et la vie associative, et Olivier André, représentant de l’État.

J’ai ainsi  souhaité remercier les conseillers/ères pour le temps et l’énergie qu’ils y consacrent bénévolement, et qui nous permettent de réinventer des politiques  publiques en lien avec les besoins et les attentes des habitants des quartiers populaires.

Les conseillers ont ainsi pu détailler leurs réalisations : la création d’un label « Conseil Citoyen » qui identifiera les initiatives en lien avec les axes d’intervention et les valeurs que porte le conseil citoyen du 10 ou encore une plaquette de  promotion des associations d’accompagnement vers l’emploi, portée par le Conseil Citoyen du 17e . Mais ils ont également interpellé les institutions en pointant les difficultés rencontrées dans le champ de la création d’activité ou de la mixité sociale et scolaire dans certains collèges. Enfin cette soirée a été l’occasion pour l’ensemble des partenaires de rencontrer les huit animateurs accompagnateurs qui viendront en appui sur ces projets notamment.

Si vous souhaitez vous impliquer dans des formes de participations démocratiques inédites, participez vous aussi à la nuit des débats le 24 mars: http://www.paris.fr/nuitdesdebats

 

A la découverte des quartiers populaires

17 mars 2017

Mercredi matin, l’équipe de développement local du 19ème arrondissement organisait, comme elle le fait régulièrement, une visite de quartier destinée aux acteurs associatifs et institutionnels locaux. Deux quartiers de part et d’autre de l’avenue de Flandre étaient à l’honneur aujourd’hui : Alphonse Karr et Nantes Barbanègre. Ces petits secteurs, l’un composé des fameux immeubles en briques rouges de Paris Habitat, derrière le nouveau quartier Rosa Parks, et l’autre en bordure du canal de l’Ourcq, quartier nouvellement intégré à la géographie prioritaire de la politique de la ville, mobilisent de nombreuses ressources au service des habitants.

Cette déambulation, à laquelle j’ai eu le plaisir de participer, au côté de représentants de Paris Habitat, du 104, de Danube Palace, de Tram et de la Ville de Paris avait pour objectif de mieux faire connaître les nombreuses ressources des quartiers populaires, de faciliter la compréhension des problématiques qui y naissent et de créer du lien entre les différents acteurs.

Nous avons pu ainsi rencontrer, dans leur nouveau local partagé rénové par des jeunes du quartier, l’équipe de prévention spécialisée de la Fondation Jeunesse Feu Vert, récemment implantée sur la rue Alphonse Karr, qui accompagne tout particulièrement les adolescents vers l’autonomie et l’inclusion sociale, et l’association Les Couleurs de Pont de Flandre, qui propose de nombreux projets artistiques aux habitants, comme il y a quelques mois, un défilé de mode en pied d’immeuble.

Plus bas sur l’avenue de Flandre, nous avons rencontré la responsable de la bibliothèque municipale Benjamin Rabier : cette structure est dédiée à la jeunesse de 0 à 15 ans et accueille dès le plus jeune âge les lecteurs en herbe des crèches et des écoles alentours. De nombreux ateliers gratuits sont régulièrement proposés aux bambins et à leurs parents et des manifestations hors-les-murs sont organisées avec les autres bibliothèques du quartier pour initier le plus tôt possible les enfants au plaisir de la lecture.

La visite s’est poursuivie dans les locaux d’Entr’aide rue de l’ourcq. Entr’aide est une association de proximité, qui propose toute l’année un accueil et de nombreux projets aux jeunes et aux familles du quartier : accompagnement scolaire, repas partagés, lieu d’échanges et d’écoute, séjours, etc… tous ces projets, souvent portés conjointement avec d’autres acteurs associatifs du 19ème arrondissement, permettent de remettre du lien entre les jeunes, au sein des familles et dans le quartier.

Enfin, nous avons achevé notre parcours rue Barbanègre, dont l’équipement sportif doit prochainement être rénové grâce au budget participatif et à la mobilisation des habitants, et au milieu de laquelle passe la Petite Ceinture, que la Ville de Paris souhaite rendre accessible aux habitants.

Journée Internationale de la lutte pour les Droits des Femmes avec Espoir 18

10 mars 2017

Le 8 mars avait lieu la  Journée Internationale de Lutte pour les Droits des Femmes. A cette occasion j’ai été invitée à  participer à une rencontre organisée par Espoir 18 avec les jeunes habitants de la Chapelle et de la Goutte d’Or. Intitulé « Je suis exceptionnelle parce que… », cet après-midi a permis un temps d’échange entre le public et des femmes aux parcours professionnels et personnels très différents, comme celui des commissaires des 18ème et 19ème arrondissements, Valérie Goetz et Bénédicte Margenet-Baudry, Marie-France Monéger directrice de l’IGPN (Inspection Générale de la Police Nationale), Yasmina Picquart, fondatrice du centre Kirikou, ou encore Dorothée Ansri, psychologue et habitante du quartier.

Nous avons pu évoquer avec franchise et en partageant des anecdotes personnelles, les obstacles auxquels sont confrontées les femmes dans leurs parcours professionnels, les difficultés à concilier parfois leurs vies au travail et en famille, les clichés qu’il faut sans cesse combattre. Cette réalité est ressentie d’autant plus fortement par les femmes vivant dans les quartiers populaires, mais nous avons tenté collectivement par nos interventions de  délivrer à l’ensemble des jeunes présents un message positif et combatif :  s’accrocher à ses objectifs, ne jamais laisser tomber et savoir saisir les opportunités et les mains tendues qui se présentent.

C’est le sens de mon engagement :  que ces parcours ne soient plus vécus comme ayant un caractère exceptionnel, et que chaque jeune femme, quelle que soit son origine, son parcours, son histoire, dispose de  tous les outils et les moyens pour atteindre ses objectifs. A nous de transmettre aux jeunes filles, et aux jeunes hommes, la nécessité de se battre pour un égal accès au droit et  lutter contre les stéréotypes dans la sphère publique et privée.

Cette journée de lutte, officialisée en 1977, par les Nations Unies est plus que jamais utile  pour rappeler que les inégalités sont encore, malgré des progrès, très ancrées dans nos sociétés, et que le combat féministe doit continuer le reste de l’année.

La Goutte d’Or dit adieu à une grande dame

28 février 2017

Simone Viguié s’est éteinte en janvier, après une longue vie au service des autres et en particulier des habitants de la Goutte d’Or : une cérémonie laïque était organisée en son honneur ce samedi à l’Eglise Saint-Bernard. Simone Viguié était religieuse et avait élu domicile, avec la sœur Micheline Tissot, en 1969, rue des Gardes au cœur de ce quartier très populaire. Elles y sont restées 40 ans, vivant avec les habitants, partageant leurs souffrances et leurs combats collectifs pour redonner de la dignité au quartier. Elles se sont mobilisées pour la réhabilitation de la Goutte d’Or, ont accompagné les plus jeunes vers l’autonomie, participé à l’ouverture de la Salle Saint-Bruno aux habitants, et contribué à la naissance de l’association les Enfants de la Goutte d’Or ainsi que de l’Accueil Goutte d’Or, centre social ressource du quartier.

Simone Viguié, qui conjuguait sa foi et son combat pour améliorer concrètement la vie des plus démunis, laisse derrière elle un héritage important à la Goutte d’Or. Samedi, de nombreux habitants, qui l’avait côtoyée, ont pu témoigner avec beaucoup d’émotion de l’engagement de cette grande dame pour la justice et de son amour pour la Goutte d’Or. Nul doute que son souvenir sera encore longtemps présent dans la mémoire du quartier.

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La Fabrique Simplon dans le 20e : une école gratuite pour se former au métier du numérique

28 février 2017

Simplon 20e  est né, dans le cadre du programme municipal Paris Code pour développer la formation aux métiers du numérique à destination des parisiens et parisiennes les plus fragiles.

Soutenue financièrement par la Ville, et la Fondation Orange, la Fabrique Simplon, permet ainsi des formations qualitatives de développeur web, ouvertes à tous, et en particulier aux jeunes demandeurs d’emplois des quartiers populaires, aux femmes cheffes de familles monoparentales ou aux personnes en reconversion professionnelle. Il s’agit d’un outil à destination de toutes les catégories d’âges et de situations pour, comme le souhaite Simplon, devenir identifiable le plus rapidement par les habitants du quartier, et permettre à la Fabrique de devenir un lieu d’échange et de partage.

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104 personnes pourront être accueillies d’ici 2018 et des nouvelles promotions seront bientôt recrutées ! ==> Save the Date : le 4 mars pour des portes ouvertes et plus d’infos sur http://simplon.co/ !

Avec, Anne Hidalgo la Maire de Paris, Frédérique Calandra la Maire du 20e, Jacques Baudrier, conseiller délégué chargé des Grands projets de renouvellement urbain, et mes collègues Jean-Louis Jean-Louis Missika, Pauline Véron,  Antoinette Guhl, nous avons donc eu le plaisir d’inaugurer la «Fabrique Simplon », rue de Serpollet, au cœur du quartier Python-Duvernois, classé en Politique de la Ville.phh

 

La soutien de la Mairie de Paris auprès de ces modèles économiques de demain, souligne notre confiance et notre volonté en ce que les outils les plus performants s’adressent aussi et d‘abord aux plus fragiles.

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