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Un nouveau café pour jouer à Danube

20 juillet 2017
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Ca y est, le café des enfants a trouvé une nouvelle équipe d’animation. Après quelques mois d’attente, il vient de rouvrir ses portes sous un nouveau nom : Au hasard d’un café. Espace de rencontre de discussion, d’échange et de savoirs, de jeu, de lecture, il est ouvert tout l’été du mercredi au samedi de 16h à 19h (le jeudi pour les 18ans et plus et le vendredi de 18h à 21h pour le 11-20 ans).

Depuis sa réouverture le 1er juillet tous les habitants intéressés par le projet peuvent faire des propositions d’animation pour le lieu en fonction de leurs envies et de leurs savoir-faire et une programmation sera proposée avec eux dès le mois de septembre.

Comme avaient su le faire avec passion l’équipe des enfants du Danube, Au hasard d’un café souhaite créer un lieu qui ressemble aux habitants, riche des projets de celles et ceux qui le fréquentent.

Alors si vous aimez jouer, passer du temps en famille ou entre amis poussez la porte du 29 boulevard d’Algérie (19è).

L’Education n’est plus la priorité de Macron, c’est la chasse aux économies

20 juillet 2017

Voici la tribune que je viens de publier sur le huffingtonpost en tant que Secrétaire National du Parti socialiste à l’éducation et à la formation, avec Yannick Trigance Conseiller régional d’Ile-de-France et Secrétaire national adjoint à l’éducation du PS :

Pour la première fois depuis cinq ans, le budget consacré par la Nation à l’éducation est en baisse de 75 millions d’euros. Étonnant quand on se souvient que le candidat Macron en avait fait l’une des priorités de son programme.

On pourra se rassurer à peu de frais en estimant que cette entaille est somme toute modeste au regard d’un budget global de plus de 60 milliards d’euros. On devrait pourtant y voir d’abord un signal. Dorénavant, l’éducation n’échappera plus aux coupes budgétaires et devra contribuer à la politique de rigueur annoncée par le Premier ministre, Edouard Philippe, dans son discours de politique générale.

Depuis quelque temps, Jean-Michel Blanquer, ministre de l’éducation nationale, prépare les esprits à ce revirement. Il a ainsi multiplié les déclarations pour indiquer, comme devant les Sénateurs le 28 juin, que le budget de l’éducation serait dorénavant « en situation de constance ». Derrière ces propos feutrés, il y a surtout ce que le ministre ne dit pas. Vu de la rue de Grenelle, l’école est à présent considérée comme repue, servie, comblée après cinq années de Refondation. Quelle erreur! Comment tabler sur la fin des moyens supplémentaires alloués à l’école quand les besoins sont encore aussi criants pour améliorer les remplacements, les départs en formation continue des enseignants, la médecine scolaire, les Rased (Réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté) ou la revalorisation des carrières et des indemnités des personnels de l’éducation nationale? Le temps éducatif s’inscrit dans la durée et l’engagement de l’Etat aurait mérité au moins deux quinquennats.

Quel est le risque? Probablement que cette logique comptable ne soit le signe avant-coureur du retour des partisans du Statu quo. Ceux qui se contentent de gérer le système scolaire quand les enquêtes internationales le décrivent comme profondément inégalitaire avec une propension à reproduire, voire même à aggraver, les inégalités sociales à l’école. Ceux qui, en définitive, ne s’intéressent qu’aux 70% des élèves qui vont bien et pas aux 30% qui vont mal et qui accumulent les difficultés scolaires dès l’école maternelle.

D’autant que le ministre se trouve déjà confronté à la quadrature du cercle: comment faire tenir dans un budget constant les promesses du candidat Macron, les charges nouvelles pour l’Education nationale et les innovations du ministre lui même? Et l’ardoise est lourde! Le dédoublement des classes de CP et CE1 en REP (Réseau d’Education Prioritaire) et REP+? Environ 500 millions. La prime en Rep+? Environ 200 millions. Les Parcours professionnels, carrières et rémunérations (PPCR)? Environ 700 millions. Les « devoirs faits »? Environ 150 millions. L’avancement des personnels? Environ 300 millions. En résumé, le Ministre doit faire entrer plus d’un milliard de charges nouvelles dans un « budget constant » et dans une politique générale de rigueur.

Sans jamais le dire, Monsieur Blanquer a commencé à faire le job en supprimant des dispositifs un peu partout, à la va-vite, pour faire de rapides économies. Nous avons fait fausse route en imaginant que ces mesures nouvelles s’ajouteraient à celles existantes. En réalité, elles s’y substituent. Nous avons encore fait fausse route en imaginant que ministre défendait une « certaine vision de l’école ». En réalité, il sauvait son budget.

Au diable les évaluations, les concertations et même les lourds et fastidieux débats parlementaires. C’est à coups de décrets et d’arrêtés qu’il a commencé sa chasse aux économies: abandon du dispositif « Plus de maîtres que de classes », retour à la semaine de 4 jours, mais aussi le gel du point Fonction publique, rétablissement du jour de carence.

C’est à l’aune de cette contrainte budgétaire qu’il faut entendre la menace du gouvernement de mettre un terme à l’aide aux communes pour les activités périscolaires. Contrairement à ce qu’affirme Monsieur Blanquer, ce ne sera ni un choix, ni une liberté, ni du pragmatisme mais belle et bien une contrainte à laquelle les élus devront se plier pour que l’Etat économise au final 400 millions d’Euros -tout en laissant à d’autres acteurs la charge de supporter le plus grand plan social du périscolaire jamais organisé en France, condamnant jusqu’à 250.000 personnes (environ 25.000 ETP) à cesser leurs activités.

Mais le compte n’y est toujours pas. Monsieur Blanquer devra donc rapidement faire d’autres économies. Mais lesquelles? Selon quel calendrier? Peu disert sur le sujet, Monsieur Blanquer doit à présent sortir de l’ambiguïté et exprimer clairement ses choix pour l’école.

De passage… sous le périphérique

17 juillet 2017

Il y a quelques mois la Porte Montmartre prenait des airs de fête avec l’installation de l’œuvre « Passage miroir » sous le périphérique. Mercredi 12 juillet c’est au passage de l’Ourcq que nous avons inauguré avec les Maires de Pantin et du 19ème arrondissement et en présence de mes collègues Christophe Najdovski et Bruno Julliard l’œuvre « de Passage » véritable requalification artistique réalisée grâce au Budget Participatif. Les parisiens avaient en effet plébiscité les projets de reconquête urbaine destinés notamment à recoudre les fractures entre Paris et ses communes limitrophes. De Passage rempli parfaitement ses missions : embellir, lier, faire circuler… faire venir l’art et la culture jusque sous le périphérique.

Malte Martin, qui a créé avec Agrafmobile le laboratoire itinérant les Arts Codés a pensé cette œuvre comme un orgue lumineux activé par le flux des vélos, des bateaux et des piétons qui peuvent également s’emparer de la lumière d’un simple mouvement de bras pour lui faire rejoindre l’autre rive.

Cette constellation multicolore est une invitation  à rêver, à jouer, à créer. Elle est une occasion de découvrir, ou redécouvrir Paris et Pantin, leurs espaces verts, leurs voies fluviales, leurs équipements comme la Philharmonie, désormais plus accessible grâce au nouvel escalier Sérurier récemment agrandi et rénové situé au croisement du boulevard Sérurier et des berges du canal de l’Ourcq.

 

Lors de cette inauguration ce sont donc les parisiens qui ont été remerciés et félicités pour leur choix qui vient redonner une nouvelle dimension non seulement à un site délaissé mais à notre ambition métropolitaine toute entière.

 

Conseil de Paris de juillet : priorité quartiers populaires

7 juillet 2017

Le Conseil de Paris de juillet a été l’occasion de soutenir et favoriser les initiatives en faveur de la Politique de la Ville.

Ainsi, depuis mars, ce sont près de 2 millions d’euros qui ont été votés par les Conseillers de Paris, à destination des associations des quartiers populaires. Près de 50 associations bénéficieront également d’une « convention pluriannuelle d’objectif ». Ce terme traduit la volonté de la Ville de Paris de s’engager sur plusieurs années auprès des associations, leur permettant de stabiliser et de structurer leurs projets dans le temps, et de leur assurer un soutien plus pérenne.

Ces subventions serviront également à soutenir et à concrétiser les initiatives issues du budget participatif dans les quartiers Politique de la Ville. En effet, grâce à ces subventions, les habitants des quartiers populaires verront ainsi le tissu commercial et associatif revitalisé.

Ces engagement marquent la conviction de la municipalité parisienne de soutenir le développement des quartiers, d’améliorer la vie de ses habitants et surtout de réduire les inégalités entre les territoires. C’est dans cette logique que 48 associations promouvant l’accès aux droits, l’intégration, l’histoire et la mémoire de l’immigration, ont bénéficié de financement.

Enfin, cette séance du Conseil a également validé la 3e édition de l’appel à projet « Citoyenneté, Laïcité, Valeurs de la République » ou appel à Projet « Charlie », créé à la suite des attentats de janvier 2015. 63 associations ont répondu à cet appel cette année. Les projets retenus permettent de consolider notre soutien aux actions de proximité en matière de lutte contre les discriminations, le racisme et l’antisémitisme. Ces initiatives permettront la promotion de la laïcité et des valeurs républicaines, grâce à différents leviers, dont la maîtrise de l’outil internet et des réseaux sociaux.

Dernier sujet majeur abordé dans ce cadre par le Conseil de Paris, les subventions importantes autour de la prévention de la récidive. En multipliant par 4 ce financement pour le porter à plus de 110 000 €, la Ville de Paris entend participer à la  prévention  des ruptures et favoriser l’insertion professionnelle des personnes sous-main de justice.

Mieux prévenir, éviter les ruptures, soutenir le lien social et associatif sont autant de moyens pour réussir à faire de Paris et notamment des quartiers populaires, des territoires plus harmonieux où l’égalité et la fraternité soient une réalité avant d’être une belle devise.

Street art solidaire

8 juin 2017

L’association Generation Freedom Riders (GFR) s’est à nouveau associée à l’artiste Mioshe à l’occasion d’un événement participatif le 31 mai dernier le long du mur Rosa Park face au CENTQUATRE (19e).

Pour la première édition d’UNIDAY, journée nationale dédiée aux enfants et aux jeunes engagés en faveur de la solidarité à laquelle plus de 2 500 structures et 100 000 enfants ont participé, GFR a répondu à l’appel de l’UNICEF. Ce projet a été l’occasion pour les enfants qui suivent l’atelier des Grands Curieux de l’association Korhom de réfléchir, de s’exprimer et d’échanger autour l’engagement solidaire et de l’égalité à travers des jeux, puis de produire des symboles qu’ils ont pu intégrer eux-mêmes à la fresque de Mioshe.

L’atelier des Grands Curieux est un projet d’éducation aux droits humains par l’éveil artistique destiné à des enfants âgés de 8 à 11 ans qui partent tout au long de l’année à la découverte du Centquatre en allant voir des expositions et en participant à des ateliers-débats autour des thématiques abordées par les œuvres. Ces ateliers sont également l’occasion de rencontrer des artistes et de s’initier à différentes pratiques artistiques sur des sujets qui leur tiennent à cœur. Bravo à eux !

crédit photos GFR

Un samedi solidaire et culturel pour les habitants des 18 et 19ème arrondissements

30 mai 2017

J’ai profité de ce week-end ensoleillé pour aller à la rencontre d’associations de quartier qui proposaient ateliers, balades et restitutions d’ateliers culturels aux habitants.

Dans le cadre du Mois de la Nature dans le 18e (du 22 mai au 27 juin) un atelier jardinage était proposé au square Jessaint – Place de la Chapelle par Christelle Housseini, suivi d’une balade végétale organisée par la Mairie du 18e. Depuis le 1er avril les habitants et associations du quartier peuvent venir jardiner et apprendre à jardiner au square Jessaint transformé en jardin collectif et solidaire les mardis et samedis après-midi de 14h à 18h. Les simples curieux pourront voir l’avancée des travaux (construction de bacs, plantations) réalisés par des personnes autrefois à la rue qui avec l’aide d’Emmaüs Solidarité et la Mairie de Paris ont retrouvé logement, travail et dignité.

 

Puis direction le 19 rue Cavé pour un atelier créatif au local des Xérographes. En lien avec l’exposition (id)entités du 18e à la Maison des Associations du 18ème arrondissement (du 1er au 28 juin), qui a pour ambition de créer un portrait authentique du 18ème en se ressourçant directement dans ses rues, l’équipe Anim’Chapelle et les éditions Xerographes ont proposé aux petits et aux grands un atelier de détournement d’objets récupérés pour produire une œuvre collective à partir entre autre de tissus aux couleurs de la Goutte d’or.

 

Enfin j’ai eu le plaisir de retourner au CENTQUATRE dans le cadre du Forum des dynamiques culturelles du territoire pour écouter la prestations des jeunes du collectif Kid Squad du quartier Flandre dans une interprétation originale de la chanson « la mer du nord » de Gerald Kurdian, qui ont travaillé avec l’association Vagabond Vibes dans le cadre d’un atelier de pratique et de création musicale au CINQ « j’écris, je crée, je crie ». Puis c’est la bande d’artiste de 10 à 75 ans ayant participé aux ateliers de la Bande à Godot qui est montée sur scène pour un spectacle réalisé à partir de récits, témoignages, improvisations et extraits des « Mouches » de Sartres.

 

Cette après-midi était en quelque sorte le reflet de la richesse, de la diversité, de la créativité de ces quartiers que je connais si bien et qui pourtant ne manquent pas de me surprendre et de m’émerveiller à chaque fois.

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