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Des colocations pour les vieux migrants

10 décembre 2014

J’ai inauguré Jeudi 5 décembre, le dispositif « Domiciles partagés » de l’association Ayyem Zamen, en présence de Laurence Rossignol, secrétaire d’État chargée de la Famille, des Personnes âgées et de l’Autonomie  et de Roger Madec, président de Paris Habitat.

89 000 migrants âgés vivent dans notre ville. Parisiens, ils ne bénéficient pourtant pas des mêmes conditions de vie. Ils forment un public fragile, plus encore que les autres personnes âgées, qui connait des problèmes de santé plus prégnants, une complexité de sa situation administrative, du  mal-logement et parfois un isolement important.

Pour les accompagner, l’association Ayyem Zamen anime et gère deux cafés sociaux, le café social Dejean, 1 rue Dejean dans le 18e arrondissement et le café social Belleville, 7 rue de Pali-Kao dans le 20e arrondissement.  Dans ces lieux, elle accueille les migrants âgés du quartier dans un espace de sociabilité, convivial et chaleureux avec comme objectif de rompre leur isolement, de les aider dans leurs démarches pour leur permettre d’accèder à leur droit et d’assurer une veille sociale.

Face aux difficultés de logement que connaissent ses adhérents, Ayyem Zamen a lancé le projet « Domiciles partagés » qui propose à des migrants âgés de co-louer, à plusieurs,  des appartements.

Cinq appartements, mis à disposition par Paris Habitat, accueillent d’ors et déjà douze personnes qui vivaient auparavant dans des hôtels meublés, dans des logements insalubres ou étaient hébergées dans des appartements sur-occupés. Elles ont aujourd’hui leur propre chambre et partagent, dans un projet commun, le reste de l’appartement.

Ces colocations nous prouvent que des solutions existent pour concilier respect de la vie privée et lutte contre l’isolement des personnes âgées. Le travail mené par l’équipe d’Ayyem Zamen permettra aux personnes logées de bénéficier d’un accompagnement individuel tout en profitant des activités prévues au sein des cafés sociaux.

Trop longtemps, les migrants âgés ont souffert d’un manque de reconnaissance de leur apport au développement économique et social de la France. Leur présence, considérée comme transitoire, s’est souvent organisée autour de pratiques excluantes et discriminantes. Leurs difficultés sociales, administratives ou familiales en ont été augmentées.

Les cafés sociaux, et aujourd’hui le projet Domiciles partagés, permettent de prendre en compte leurs difficultés mais surtout leur envie, pour qu’ils soient, comme tous les autres Parisiens, pleinement habitants et acteurs de notre ville.

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