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On ne s’improvise pas démocrate

9 avril 2013

Ca y est le nom des six candidats qui pourront concourir à l’investiture UMP pour les prochaines élections municipales parisiennes est officiellement connu depuis ce matin. Occasion de rappeler que les primaires de désignation de candidats aux élections locales ou nationales sont un exercice démocratique inédit qui n’est manifestement pas à la portée de tous. Pourtant l’UMP, après le fiasco de la désignation de son président, a tout de même voulu se lancer dans l’organisation de Primaires pour la désignation de son candidat à la Mairie de Paris. Le fait que l’une des principales candidates déclarées ne puisse pas participer au vote de désignation est déjà original : en effet, Nathalie Kosciusko-Morizet est élue de l’Essonne et ne sera de fait pas inscrite sur les listes électorales de la capitale, mais sur celles de sa commune, Longjumeau. Mais le plus cocasse est certainement la méthode de vote retenue : le vote sera strictement électronique. Même les figures de la droite parisienne, Rachida Dati, Jean-François Legaret et Pierre-Yves Bournazel, toutes trois également candidates à l’investiture, ont dénoncé « l’opacité et l’iniquité » du processus, dans un communiqué commun. En effet, pas évident de garantir qu’un électeur sera bien seul derrière son ordinateur au moment du vote, que les codes d’identification seront totalement personnels et confidentiels, etc etc. On voit d’ici les taux de participation mirobolants et le doute planer sur le comptage des voix. Tant pis, cette consultation aura au moins autant de valeur que les sondages en lignes publiés sur le site de l’UPM pendant la campagne présidentielle, et on se souvient de leurs effets sur la ligne du candidat sortant. Elle aura finalement le mérite de montrer aux Français  la divergence d’analyse et d’investissements entre la droite et la gauche autour des Primaires : quand la droite choisi un vote électronique aux modalité contestées, la gauche prend le parti  d’en faire un processus de transformation profonde du lien démocratique entre le citoyens et ceux qui ont vocation a les représenter.

Face à cette blague géante que constitue la consultation de l’UMP, le Parti Socialiste aurait donc tort de se priver de montrer l’exemple, en s’appuyant sur la réussite des Primaires lors de la dernière campagne présidentielle pour multiplier les Primaires locales à l’occasion des prochaines investitures des têtes de listes aux élections municipales. Le Parti Socialiste est un parti bien vivant, dynamique, foisonnant et ouvert, à l’opposé d’une UMP ringarde et sclérosée. L’organisation de primaires à gauche est l’occasion tout à la fois d’élargir la mobilisation de notre corps électoral grâce à la participation des sympathisants de moins de 18 ans tout comme des étrangers, et également celle de favoriser le renouvellement et la diversité de nos élus.

 

La capacité de la gauche à se renouveler sans cesse et à être toujours plus audacieuse, est la condition nécessaire au cadre de confiance avec les militants et sympathisants qui souhaitent faire du mandat de François Hollande un mandat réussi.

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