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Le Conseil de Paris a adopté le passage aux quatre jours et demi de classe en septembre 2013

25 mars 2013

Aujourd’hui, le Conseil de Paris a adopté, par 94 voix pour et 69 contre, le retour à la semaine de 4 jours et demi pour les élèves de maternelle et d’élémentaire.

Retrouvez mon interview au journal 20 Minutes à ce sujet.

http://www.20minutes.fr/paris/1124625-20130324-nous-prets-rentree-2013

Colombe Brossel, adjointe au Maire de Paris chargée de la vie scolaire et de la réussite éducative, le 21 mars 2013.

Colombe Brossel, adjointe au Maire de Paris chargée de la vie scolaire et de la réussite éducative, le 21 mars 2013. A. GELEBART / 20 MINUTES

ÉDUCATION – A l’occasion du vote ce lundi en Conseil de Paris de la réforme des rythmes scolaires dès 2013, l’adjointe au Maire chargée de la vie scolaire détaille ce dossier brûlant…

Pourquoi avoir décidé de passer à la semaine de 4,5 jours dès la rentrée 2013, malgré les oppositions au projet?

Les méfaits de la semaine de 4 jours ont été suffisamment dénoncés pour ne pas attendre davantage. Après 2 mois et demi de concertation, le projet a mûri et nous sommes à même de proposer 3 heures hebdomadaires d’activités de qualité dès la rentrée, si le Conseil de Paris le décide ce lundi.

Mais serez-vous prêts dans 6 mois ?

C’est court, mais suffisant pour recruter, former des animateurs et pour enrichir les projets avec les conseils d’écoles élargis à l’ensemble des parents, afin de les décliner localement. Une quinzaine d’établissements parisiens appliquent déjà des organisations innovantes avec par exemple, une entrée à l’école à 9h au lieu de 8h30 ou un aménagement différent de la pause méridienne afin de programmer des activités à ce moment-là.

Pourquoi avoir fixé les activités périscolaires les mardis et vendredis de 15 heures à 16h30 ?

Cela permettra de proposer des activités structurées de 1h30 et non sur des plages de 45 minutes. Les élèves pourront sortir de l’établissement pour se rendre dans des centres d’animation, des théâtres, des gymnases, les musées à moins de 10 minutes de leur école.

Quelles activités seront proposées ?

Elles seront différentes selon les âges : initiation à l’art, fabrication de journaux d’écoles, ateliers sportifs, éveil à la science, sensibilisation au développement durable… Des étudiants étrangers en service civique initieront aussi les écoliers aux langues.

La qualité de l’offre ne risque-t-elle pas d’être inégale selon les écoles ?

Nous travaillons à un projet parisien, enrichi par des initiatives locales et avec des associations, afin qu’il n’y ait pas de disparitésentre les écoles. Car l’un des enjeux de cette réforme est de lutter contre les inégalités. Rappelons aussi que toutes les activités seront gratuites.

La cantine sera-t-elle accessible à tous les enfants le mercredi ?

Oui, qu’ils restent au centre de loisirs après ou pas. Nous prévoyons que 70 % des élèves déjeuneront à l’école ce jour-là. C’est un des plus gros impacts financiers de la réforme, puisque cela devrait coûter entre 10 et 12 millions d’€.

Vous prévoyez aussi d’améliorer l’encadrement des élèves sur la pause méridienne…

Oui car actuellement, on compte un animateur pour s’occuper de 15 enfants en maternelle et 1 pour 30 en primaire. Cela nous semble insuffisant. La fréquentation des centres de loisirs devrait aussi beaucoup augmenter avec cette réforme car nous estimons que 50 % des écoliers y resteront le mercredi. Ce qui nous obligera à en ouvrir d’autres ce jour-là.

Vous évaluez le coût de la réforme à 40 millions en année pleine pour Paris. Comment allez-vous la financer ?

Si les sommes engagées pour cette réforme sont importantes, elles ne représentent que 0,5 % du budget annuel de la Ville. Nous avons provisionné 5 millions d’E sur le budget 2013, auxquels s’ajouteront 16 millions d’E de la CAF et 6 millions d’aide de l’Etat. Pour financer le reste, nous effectuerons des économies sur les modalités de fonctionnement de la ville. Mais nous n’économiserons pas sur les services rendus aux Parisiens et nous n’augmenterons pas les impôts. Bertrand Delanoë a aussi demandé à ce que l’aide de l’Etat pour cette réforme soit pérennisée.

Combien prévoyez-vous d’embauches ?

En 2013, nous allons recruter 1000 équivalents temps plein et une centaine d’Asem (agents spécialisés des écoles maternelles). Cela nous permettra notamment de renforcer la présence des Asem. L’objectif d’ici 4 ans étant que chaque classe de moyenne section dispose d’un Asem.

Comment allez-vous évaluer les difficultés de la mise en œuvre de cette réforme ?

Nous allons créer à la rentrée, une commission indépendante qui travaillera à son suivi dans les 662 écoles parisiennes. Elle sera composée de chercheurs en sciences de l’éducation.

Ne craignez-vous de payer la grogne liée à cette réforme en 2014 ?

Non, car le seul risque pour des élus est d’agir contre leurs positions. Or, nous avons toujours défendu l’intérêt de cette réforme pour les enfants.

Propos recueillis par Delphine Bancaud
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