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Intervention en Conseil de Paris sur le soutien du Département aux collèges les plus fragiles – Lundi 11 Juillet

13 juillet 2011

Cette délibération est importante, et je vous remercie de l’avoir mise en lumière, elle est importante sur l’objectif. Nous l’avions exposé les uns et les autres au mois de février, et vous l’avez parfois rappelé : recréer le lien entre le quartier et le collège, redonner du sens à la notion de collège de quartier, redonner l’envie aux familles de fréquenter le collège de leur arrondissement, et atténuer, à défaut de faire cesser complètement, atténuer la compétition farouche entre les établissements, qui veut qu’il y ait maintenant, partout dans Paris, le bon et le mauvais collège.

Il y a des établissements parisiens qui méritent d’être accompagnés et qui méritent que l’on mette un certain nombre de moyens à leur disposition pour que la vie y soit plus douce – je reprends le vocabulaire de Karen TAÏEB -, que les conditions d’enseignement y soient meilleures – cela ne dépend pas de nous mais nous nous battons pour cela -, et que la confiance, et je crois que c’est cela le mot le plus important, la confiance puisse être rétablie entre les familles, les collégiens et le collège. C’est bien là-dessus que nous avons choisi d’axer cet appel à projet, et c’est bien là-dessus que les collèges ont choisi de nous faire des propositions.

Je suis assez frappée, quand je regarde ce qui pourrait sembler être une liste à la Prévert des 251 projets qui vont être financés. Je suis assez frappée de voir que bien au contraire, c’est une certaine cohérence qui se met en place, avec une volonté de travailler avec le plus grand nombre de jeunes possible en décloisonnant, en ouvrant les frontières qui peuvent exister entre disciplines, entre types de classes, entre publics, entre les parents, les adolescents et leurs enseignants, et je crois que c’est ce fil rouge qui traverse l’ensemble des projets qui nous sont aujourd’hui présentés.

Olivia POLSKI le rappelait : c’est près de 60 % des collégiens qui, d’une manière ou d’une autre, vont être touchés, impactés par ces projets. C’est donc une action d’une énorme envergure. On avait l’habitude de parler du million. Au-delà du volume financier, il faudra garder en mémoire que c’est près de 60 % des collégiens parisiens qui, d’une manière ou d’une autre, vont être impactés par ces projets, et c’est une très belle action.

Troisième chiffre que je voulais mettre en lumière – Jean-François MARTINS en a un peu parlé -, effectivement, 100 associations et institutions  culturelles vont être actrices de ces projets, et je crois que c’est important que nous soyons arrivés à faire le lien que vous aviez souhaité, Monsieur MARTINS, en son temps, entre la vie dans les établissements et l’ensemble du mouvement associatif et culturel.

Je termine juste par un tout petit mot. Vous avez parlé, Monsieur MARTINS, de la question de la langue. Je suis assez d’accord avec vous mais fondamentalement, on voit bien à quel point un certain nombre de ces projets, justement, au travers d’autres moyens, de moyens d’action culturelle, de moyens d’action de types sorties, de moyens d’action de type voyages ou projets éducatifs autour de la sortie de l’établissement font travailler la langue.

Je suis tout à fait frappée de l’incidence de ces projets sur les questions de langage dans un autre cadre. On vient de voir les rendus des dix résidences d’artistes que nous avions financées cette année dans des collèges parisiens, là aussi les plus fragiles. On voit bien à quel point implanter une résidence d’artistes dans un établissement, c’est aussi l’occasion, par d’autres moyens, avec d’autres intervenants, de travailler sur la langue. Et rien n’est plus intéressant que de voir arriver les évaluations par les chefs d’établissement de l’implantation de ces résidences d’artistes. Quand les chefs d’établissement disent : « Eh bien, le fait d’avoir pu travailler par exemple avec l’orchestre Pasdeloup, avec le professeur de français, c’est aussi ce qui a permis de faire avancer le niveau général de la classe », on voit bien qu’en passant par des moyens à côté, en passant par des outils différents, on peut aussi travailler sur le cœur de la pédagogie et je crois que c’est aussi l’intérêt de ces projets.

Quelques mots pour vous dire où nous en sommes aujourd’hui.

Les projets vont se mettre en place dès la rentrée, et donc, nous aurons, évidemment, à cœur d’évaluer, de suivre et de pouvoir rendre compte devant le Conseil de Paris, en tout cas pour en avoir rencontré un certain nombre dans les deux derniers mois, je peux vous dire que les principaux de collège seront ravis de savoir que cette délibération a été votée par les élus parisiens.

Et puis, dernier mot, et vraiment je m’arrête, Madame STIEVENARD, j’entendais dans un échange asymétrique entre Claude DARGENT et Jean-Baptiste MENGUY sur la sécurisation des collèges, d’après ce que j’en ai compris, alors je ne sais pas bien pourquoi les travaux de sécurisation dans les collégiens interviennent là, mais comme je suis entre les deux physiquement, j’ai entendu leur conversation à distance ; ne tombons pas dans le panneau de : qui veut noyer son chien l’accuse d’avoir la rage ; nous parlons aujourd’hui de projets éducatifs dans les collèges, je serai absolument ravie de répondre à toute autre question sur les travaux de sécurisation dans les collèges, et ce, d’autant plus que nous n’avons pas à rougir, bien loin de là.

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