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Non, Monsieur le Président, la rentrée 2011 ne se passera pas dans d’excellentes conditions!

29 juin 2011

Alors que la carte scolaire proposée par l’Académie de Paris pour la rentrée 2011 avait été unanimement désapprouvée en février 2011, la réunion d’ajustement tenue hier au Rectorat ne peut que nous laisser un goût amer. Car, en réalité, il n’y a pas eu d’ajustement.

En effet, les quelques mesures annoncées ne répondaient qu’à des obligations manifestes, dictées par des erreurs de prévision ou par des montées d’effectifs telles que les seuils d’ouverture de classes étaient déjà largement franchis. Pour le reste, l’Académie s’est livrée pendant plusieurs heures à un dialogue de sourds, ignorant les alertes portées par les élus, les parents d’élèves comme les syndicats enseignants.

Le Rectorat maintient l’équilibre général d’un projet que tous dénoncent. La facture est pourtant lourde : 77 postes vont être supprimés alors que la Ville ouvre 3 nouvelles écoles à la rentrée ! Les Réseaux d’Aide aux Elèves en Difficulté (RASED) perdront bien 27 postes, alors que les enfants qu’ils épaulent au quotidien sont ceux qui présentent les plus forts besoins. Par ailleurs, 33 postes de remplaçants disparaissent et l’Académie réduit encore le nombre d’intervenants en langues vivantes. C’est bien à une rentrée rude que nous prépare le gouvernement qui cible encore les élèves les plus en difficultés.

Aujourd’hui, les situations d’alertes sont nombreuses : dans le 19eme , les besoins éducatifs ne trouvent comme unique réponse que 7 classes fermées à la rentrée ; dans le 15 eme, aucune ouverture complémentaire n’a été accordée malgré les montées d’effectifs annoncées, etc.

Les exemples pourraient être multipliés sur de nombreux quartiers car, en supprimant des postes jusqu’à ce que les classes soient prêtes à déborder, le Rectorat semble vouloir faire d’une situation difficile la norme en matière d’éducation.

En effet, les écoles étant de plus en saturées, les mairies d’arrondissement ont dû redoubler d’effort pour garantir le droit de chaque enfant à être scolarisé. La conséquence est logique : de nombreuses familles ne pourront être accueillies dans leur école de secteur, beaucoup d’enfants seront contraints à des trajets allongés, dans davantage d’écoles la mixité sera malmenée.

C’est à l’Académie, qui ne dispose que de deux postes pour faire face aux urgences de la rentrée, d’apporter les réponses appropriées. Et ce serait, bien entendu, au gouvernement de détacher les emplois nécessaires pour garantir aux Parisiens les conditions d’un apprentissage de qualité. Sinon, il devra assumer la responsabilité d’une rentrée qui pourrait se dérouler dans des conditions non pas excellentes, mais bien exécrables.

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