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Question d’actualité à propos des diagnostics de sécurité

19 avril 2011

Lors d’une question d’actualité au Conseil de Paris, le groupe UMP a interpellé la Ville sur les suites que nous comptions donner aux préconisations issues des diagnostics de sécurité que nous avons reçues il y a seulement un mois. Annoncés à grand renfort de communication il y a deux ans par le gouvernement comme seule réponse aux intrusions et violences aux abords des établissements scolaires, ces diagnostics ont été généralisés cette année à tous les collèges, sans que le Département ne soit à aucun moment associé à cette démarche. Sans surprise, parmi les préconisations, on retrouve de multiples demandes d’installation de caméras de surveillance. J’avais déjà pris position en avril 2010 suite aux Etats Généraux de la sécurité à l’école, avec les élus de gauche des conseils généraux et la vice-présidente du Conseil Régional d’Ile-de-France chargée des lycées, pour dénoncer l’approche exclusivement sécuritaire du gouvernement sur la question. De la même manière, avec les élus de la majorité municipale, nous avons toujours rappelé que cette politique était vouée à l’échec si elle n’était pas accompagnée des moyens humains suffisants à l’encadrement des élèves.

Pour en revenir à la question posée par les élus UMP du Conseil de Paris, Anne Hidalgo a rappelé tous les efforts déjà entrepris par la Mairie de Paris en termes d’entretien et de sécurisation des établissements scolaires. Nous avons consacré en 2010 près de 15 millions d’euros à la gestion du patrimoine des collèges, sans compter les opérations lourdes de restructurations et de constructions, comme le collège Aimé Césaire. Il s’agit donc bien d’une priorité pour la majorité municipale. Tandis que l’Etat se désengage financièrement de ses missions, les collectivités territoriales vont au-delà de leurs compétences. Pour accompagner les collèges les plus en difficulté, le Département soutient des projets pédagogiques, des voyages, des résidences d’artistes au sein des établissements, des dispositifs d’accompagnement tels qu’ « Action collégiens », des centres de loisirs pour adolescents, etc. Par ailleurs, afin de favoriser un rapprochement nécessaire entre parents et équipes pédagogiques, nous expérimentons à Paris à la rentrée scolaire 2011 des groupes de parole dans certains établissements pour que les enfants poursuivent leur scolarité dans de meilleures conditions. Nous nous efforçons aussi de permettre l’épanouissement de tous les élèves à travers le développement d’une offre d’activités périscolaires accessible au plus grand nombre. J’ai enfin demandé à ce que la dotation de fonctionnement aux collèges, qui représente une enveloppe départementale de 15 millions d’euros, soit modulée en fonction des établissements, en la majorant pour ceux classés par l’Académie en groupes 4 et 5, qui présentent le plus d’élèves cumulant difficultés scolaires et sociales.


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