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Samedi matin: l’aveu de Châtel Communiqué de presse

28 mars 2010

Plus d’un an après la suppression de la classe le samedi matin par Xavier Darcos, Luc Châtel reconnaît enfin, en catimini, le caractère néfaste de cette mesure à l’occasion de la circulaire de rentrée adressée aux Recteurs.

Depuis plus de 18 mois, il aura fallu plusieurs rapports, dont le dernier en date, celui de l’Académie Nationale de Médecine, la mobilisation des enseignants, des parents d’élèves et de nombreux scientifiques pour que le Ministre se rende à l’évidence : en concentrant la semaine scolaire sur quatre jours tout en surchargeant les journées avec la mise en place de l’aide personnalisée, il est gravement porté atteinte au rythme chronobiologique des enfants et à leurs capacités d’apprentissage, particulièrement des plus fragiles d’entre eux.

Ces constats étaient déjà apparus dès 2001 lorsque la Ville de Paris avait organisé un débat sur les rythmes scolaires. L’UMP sur une posture réactionnaire et au mépris du bien être des enfants défendait déjà la semaine de 4 jours…

Si nous saluons cette très timide et trop tardive initiative, nous ne pouvons que déplorer qu’une nouvelle fois, la question des rythmes de l’enfant fasse l’objet d’une simple mention dans une circulaire alors qu’elle nécessiterait un débat concerté à l’échelle nationale.

Renvoyée au niveau des conseils d’école, cette seule préconisation ministérielle n’est pas acceptable. Ce qui est en jeu, ce sont les rythmes et l’organisation scolaires pour tous les enfants où qu’ils soient scolarisés, ce qui est en jeu, c’est l’égalité de tous les élèves face à l’Éducation.

Il y a une réelle nécessité à repenser les temps de l’enfant en fonction de leurs rythmes avec l’ensemble de la communauté éducative afin que toutes les dimensions – scolaires, péri et extrascolaires – soient réellement prises en compte. Il y a donc urgence aujourd’hui à ce que le Ministère de l’Education Nationale ouvre enfin ce débat avec l’ensemble des acteurs concernés, enseignants, parents d’élèves, scientifiques et collectivités locales.

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