Le Conseil d’Etat annule un des aspects de la formation des enseignants (AFP)
Ci dessous une dépêche AFP du 30.11.11 très intéressante concernant la réforme de la formation des enseignants:
“Le Conseil d’Etat a partiellement annulé un arrêté de la réforme contestée de la formation des enseignants, une décision qui, selon le Snes-FSU, devrait faire revenir les enseignants débutants à mi-temps, mais le ministère assure qu’il n’en est rien pour l’instant.
Le 28 novembre, le Conseil d’Etat a dit que le ministre de l’Education nationale Luc Chatel n’était “pas compétent pour abroger seul”, sans le ministère de l’Enseignement supérieur, les textes régissant le mi-temps en alternance des enseignants débutants entre leur classe et l’IUFM.
Cette abrogation fut nécessaire pour mettre, depuis la rentrée 2010, les jeunes enseignants stagiaires à plein temps devant leur classe et ainsi supprimer 16.000 postes.
La date d’entrée en vigueur de cette annulation partielle n’a cependant pas été fixée par la Haute juridiction administrative car elle a demandé d’en débattre aux différentes parties, le ministère de l’Education, celui de l’Enseignement supérieur et les organisations qui l’avaient saisie.
“On sait que ça va être annulé, mais il doit être encore décidé à partir de quand cette décision prend effet”, a-t-on commenté au Conseil d’Etat.
Parmi les requérants figurent notamment plusieurs syndicats dont le Sgen-CFDT et le Snes-FSU, ainsi la fédération de parents d’élèves FCPE.
Dans un communiqué, le Snes a réclamé une “application immédiate” de cette décision, c’est-à-dire notamment le retour pour les stagiaires à huit heures d’enseignement par semaine et la formation en alternance en IUFM.
A l’inverse, le ministère a affirmé que “cette décision ne produira pas ses effets immédiatement. Le Conseil d’Etat a en effet sursis à statuer”.
“En conséquence, la situation actuelle des professeurs stagiaires n’est aucunement remise en cause: ils peuvent poursuivre leur stage normalement, selon les mêmes modalités que celles qui étaient en cours lorsqu’ils ont été nommés”, a-t-il assuré.
Comme le Snes-FSU, la FCPE réclame “l’application immédiate” de la décision du Conseil d’Etat. “La balle est dans le camp du ministre” qui “a reconnu lui-même que cette réforme n’était pas conforme aux besoins. Qu’il joigne les actes à la parole!”, a ajouté la première fédération de parents.
Pour le Sgen-CFDT, le gouvernement doit “revoir son dispositif” lors de discussions avec les syndicats.
Quant au Snesup-FSU, premier syndicat des enseignants du supérieur, il demande “des négociations pour un tout autre dispositif de formation des enseignants associant formation scientifique et formation professionnelle”.
